Une édition 2015 mobilisatrice

Remis sur les rails par la CCI Haute-Marne, le cluster Nogentech, l’UTT, l’UIMM, le GIP et la Communauté de communes de Nogent, la 4ème édition de ce salon a été un succès. Non seulement il a touché ses différentes cibles, mais il a permis de réaffirmer l’excellence industrielle haut-marnaise ainsi que sa formidable capacité créatrice.

Salon des savoir-faire haut-marnais 2015

Ce quatrième Salon a rassemblé une cinquantaine d’entreprises de toutes tailles très actives dans de multiples secteurs industriels. Environ cent cinquante savoir-faire différents étaient représentés et plusieurs innovations mises en avant. Au milieu des poids lourds de l’industrie locale (Marle, Forges de Courcelles, Lisi, etc., pour ne citer qu’eux), des start-up ont pu afficher leur audace créatrice et leur dynamisme.
Des valeurs partagées, très mobilisatrices et prometteuses.

« Pourquoi aller chercher à l’autre bout de la planète ce que l’on peut trouver près de chez soi », avait indiqué Jean-Paul Hasseler, vice-président de la CCI Haute-Marne lors des discours inauguraux. Pour lui, cet événement porté par l’organisme consulaire et ses partenaires, était une « exceptionnelle occasion de mettre en lumière les compétences et savoir-faire des entreprises du département, de favoriser les achats locaux, de rencontrer et sélectionner de nouveaux fournisseurs », et plus globalement de « faciliter les contacts » entre tous. Un véritable melting-pot d’idées, de produits, de solutions industrielles et d’entrepreneurs, tous prompts à faire jouer les synergies.


Place au collaboratif, au coopératif…

Collaboratif et coopératifDans un contexte économique complexe, elles sont nécessaires pour aller toujours plus loin, remporter de nouveaux marchés, créer de la valeur et embaucher. Pari gagné, puisque durant deux jours, de la start-up au grand groupe industriel, les échanges ont été constants et enrichissants au sein du centre culturel et sportif Robert-Henry transformé en halle industrielle.
« La relance d’un tel salon est porteuse d’un message fort, a affirmé le député Luc Chatel. Oui, il y a un avenir pour l’industrie, et oui, il y a un avenir pour l’industrie en Haute-Marne ! »
De son côté, le président du Conseil départemental, Bruno Sido, félicitait les organisateurs de ce salon du « faire ensemble ». « L’avenir s’écrit dès à présent au pluriel, qui fait la part belle au collaboratif, au coopératif… »
Enfin, toujours en insistant sur le besoin « d’additionner les compétences » dans un bassin qui sait « jouer les complémentarités », Anne-Marie Nédelec, présidente de la communauté de commnes, a voulu dépoussiérer l’image des métiers : « L’industrie, ici, ce n’est plus Zola ! Nous démontrons clairement qu’elle est performante, innovante, présente au plus haut niveau, dans des secteurs de pointe, qu’elle offre des perspectives et des emplois. »


EDF :
être actif aux côtés des entreprises

EDF« Montrer qu’on est là, aux côtés des entreprises, c’est essentiel pour un grand groupe comme EDF », souligne son responsable régional de la communication, Eric Viscardy. Cette « présence institutionnelle » rappelle toute l’implication de l’électricien en Haute-Marne, aussi bien dans le tissu économique grâce à son rôle de donneur d’ordres, que dans les établissements scolaires par le truchement de formations spécialisées.


Gillet Group :
promouvoir la région

Gillet GroupNé en 1977 à Nogent, Gillet Group a le souci de « promouvoir la région », comme l’explique son directeur commercial, Mickaël Levers, et de « favoriser les entreprises locales ». Plusieurs de ses sous-traitants étaient d’ailleurs présents au salon. Mais Gillet Group nourrit aussi de grandes ambitions, avec la volonté affirmée de se développer sur de nouveaux secteurs d’activité tels que le ferroviaire, le nucléaire, l’agriculture, les poids lourds ou l’aéronautique. « Dans l’aéronautique, nous allons passer de zéro à 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en trois ans », indique par exemple Mickaël Levers.


Forges de Courcelles :
recruter des jeunes

Forges de CourcellesLe directeur général des Forges de Courcelles, Philippe Boujon, est venu au salon avec trois objectifs : « Réaffirmer notre appartenance et notre attachement au milieu industriel local- ; échanger avec nos collègues et confrères ; se faire connaître auprès des jeunes. » Concernant ce dernier point, le PME nogentaise dit avoir « en permanence des besoins ». « Nous recherchons des bacs pros, des BTS et des ingénieurs », précise Philippe Boujon, qui souligne la diversité des métiers au sein de l’entreprise. « Nous croyons beaucoup à l’alternance : 18 de nos 450 salariés sont des apprentis, et nous accueillons régulièrement des stagiaires. »


Materalia :
Partager les expertises

Materalia« Notre pôle de compétitivité Matériaux et Procédés couvre la Champagne-Ardenne et la Lorraine., souligne Catherine Maieron, directrice générale. Notre présence à Nogent est importante à double titre. Primo, Nogent est au coeur de notre territoire ; secondo, ce salon industriel est largement orienté sur notre thématique. La forme que les organisateurs ont donnée à l’événement en fait un lieu d’échanges idéal avec les actuels membres de notre pôle, mais aussi avec nombre d’entreprises pouvant devenir des partenaires potentiels. Certaines peuvent être amenées à se joindre à nos projets, d’autres peuvent partager leurs expériences et expertises avec nous. Il y a tant de savoir-faire différents réunis ici ! »


Biotech Ortho :
augmenter la part locale

Biotech Ortho« 80 % de ce que l’on achète provient de Rhône-Alpes », souligne David Biguet, le directeur du site de Biotech Ortho à Nogent. Le fabricant d’implants chirurgicaux pour le pied et la main souhaiterait « augmenter la part locale », autrement dit faire davantage appel à la sous-traitance haut-marnaise. D’où sa participation au salon, qui n’est pas justifiée par la recherche de nouveaux clients, puisque Biotech Ortho vend directement aux cliniques et aux hôpitaux. David Biguet évoque toutefois une autre raison à sa présence sur le salon : « L’envie et la fierté des salariés de montrer ce qu’ils font. »


Holeum :
trouver des fournisseurs

HoleumHoleum est une toute jeune société créée en mars 2015 à Saint-Dizier par Laurent Albert.
Le président de cette SAS a inventé « le premier essieu agricole au monde sans flexible hydraulique, intégrant quatre fonctions : direction, suspension, propulsion et freinage ». Une technologie brevetée susceptible d’équiper les enjambeurs et les pulvérisateurs. Encore en phase d’industrialisation, Laurent Albert cherche des fournisseurs dans les secteurs de la forge, de la fonderie, de l’usinage et de la mécanique de précision. Il projette à terme de construire une usine. Holeum est également en quête de clients potentiels, que la Haute-Marne peut lui fournir en partie.


Chesneau :
présenter la valeur ajoutée

ChesneauSpécialiste du polissage et de l’ajustage de précision, Chesneau Christian et Fils est une entreprise employant 90 personnes à Sarrey. Elle ne connaît pas la crise car le savoir-faire de ses opérateurs (nombre d’opérations sont manuelles), le plus souvent formés en interne, est apprécié et ses moyens de contrôle MMT (machines de mesures tridimentionnelles) sont à la pointe des technologies. « Toutes les entreprises sont capables de faire du polissage et de l’ébavurage, mais toutes ne possèdent pas des machines 5 axes de contrôle à 100 %, capables de réaliser 3 600 points de contrôle sur une aube de turbine de 400 mm par 80 mm. Ce n’est là qu’un exemple de ce que nous voulons faire valoir sur ce salon », expose Alexandre Lemoine, cadre technico-commercial.


Marle :
montrer le niveau de performance

MarlesMarle (Carlyle Group) est le leader européen et occupe le 3e rang mondial parmi les fabricants de prothèses orthopédiques par forge. L’entreprise fondée par Maurice Marle dans les années 1960 à Odival a su évoluer, passant de la coutellerie au secteur médical sous la direction de Bernard Marle. Ce dernier a investi dans des technologies toujours plus performantes. Résultat : 800 000 implants produits chaque année. C’est ce haut niveau de performance que Lucille Duport, apprentie ingénieur (au sein du bureau d’études), en formation à l’UTT à Nogent, a mis en avant devant les postulants à cette école d’ingénieurs. « Sur trente élèves dans la première promo, quatre sont en alternance dans des entreprises du département. Compte tenu de l’excellence de l’industrie locale, nous devrions être plus nombreux à irriguer ce tissu économique. »


UTT :
proposer ses services

UTT« En tant qu’acteur du territoire, nous nous devons d’être présents à ce salon, expose Frédéric Sanchette, le directeur de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes à Nogent. Cet événement doit nous permettre d’améliorer notre visibilité. »
L’établissement est animé par le souci de permettre à la trentaine d’étudiants sélectionnés par l’UTT de signer un contrat d’apprentissage avec une entreprise locale.
De 60 % lors de la première promotion, la proportion d’élèves ingénieurs accueillis en Haute-Marne est tombée à 20/25 %. « Mon objectif est d’avoir la moitié de mes étudiants dans le département », indique Frédéric Sanchette.


Artifil :
mettre en avant les diversifications

ArtifilEntreprise trentenaire cette année, Artifil dipose de machines mécaniques et numériques pour former et souder toutes sortes de fils métalliques. Ils sont utilisés dans l’automobile, l’agriculture, le bâtiment, le design, l’industrie du verre, etc. « Pour fournir à nos clients des produits plus aboutis, nous nous sommes diversifiés en reprenant cette année une activité dans la plasturgie (Geiss à Biesles). Le salon est une occasion idéale pour faire connaître à nos clients et fournisseurs les nouvelles solutions que nous pouvons mettre en oeuvre, avec encore plus de réactivité et d’efficacité », affirme Emilie Rota, responsable projets, en quête de nouveaux marchés.


Lisi Aerospace :
faire que la région se développe

Lisi AerospaceDepuis la reprise de Manoir Industries par Lisi, un groupe familial belfortin, l’usine des Forges de Bologne poursuit son développement dans le secteur aéronautique sous le nom de Lisi Aerospace. Ses pièces équipent des programmes tels que l’A400M ou l’A320 Neo chez Airbus, le Rafale de Dassault, le B737 Max chez Boeing… « Notre business est mondial et nous étions présents au Bourget, mais nous appartenons aussi à un écosystème économique local et nous souhaitons que la région se développe. Ce salon y participe, Nogentech y contribue », soutient le chef de la R&D, Jacques Tschofen.